30/03/2006

 Foek au boulot

"MICROSOUFT© WORLD" : Venez nombreux......c'est presque fini et la presse en dit du bien...

Pucerons dans la toile de Bill Gates

C 'est sur le fameux jingle de Windows, forcément, que s'ouvre Microsouft© World. D'entrée, la grenade est dégoupillée.

CRITIQUE

Cible principale ? Bill Gates, bien sûr, l'entrepreneur le plus riche de la planète, dirigeant tout-puissant d'un monopole sous des dehors de bienfaiteur et de preux chevalier de la démocratisation de l'informatique. Sans oublier l'empire Windows, avec fenêtre sur la cour du monde entier. Ou plutôt, une porte étroite par laquelle il nous faut désormais passer.

Microsouft© World, parodie futuriste d'un monde devenu puceron dans la toile d'une multinationale, se résume à une sainte trilogie : privatisation, mondialisation et déshumanisation de la société par les multinationales, de mèche avec politiques et médias. Le tout bien alimenté par l'idée d'abrutissement généralisé par la télé. Une bonne petite claque, légère mais bien ajustée, à nos penchants consuméristes.

Ecrite par sept jeunes auteurs bien inspirés, cette comédie satirique ne connaît aucun temps mort. Grâce à la mise en scène grouillante de bonnes idées d'Alexandre Drouet, elle se déguste comme un zapping effréné, succession de courtes scènes emmenées par Deborah Rouach et Corentin Lobet. Uniformes à l'effigie de Microsouft, le désopilant duo incarne une multitude de personnages, pièces de rechange, interchangeables, d'un système exclusivement géré par Microsouft. Fourmilière d'employés surexploités, équipés de puces électroniques sous-cutanées, trimant pour accumuler de dérisoires points crédits sous l'oeil impitoyable de Big Brother. Délocalisations, précarité, solitude, quelques réalités actuelles transparaissent, non sans une certaine lourdeur par moments.

Entre « L'île de la Taxation » et « Migraine de star », la télé passe aussi un mauvais quart d'heure. Pubs ridicules, téléréalité d'un voyeurisme sadique, manipulation de l'information, les pastiches semblent effroyablement réalistes et pas bien éloignés de la philosophie des vendeurs de temps de cerveau disponible.

Malgré une petite faiblesse à la fin, un peu bâclée, cette comédie alerte et dans l'air du temps amorce avec entrain la dernière ligne droite du festival Les Giboulées.

Jusqu'au 1 er avril, au centre culturel Jacques Franck, 94 chaussée de Waterloo, Bruxelles. Tél. : 02-538.90.20.

© Le Soir 2006 -CATHERINE MAKEREEL - Vendredi 31 mars

Bonjour, monde cruel

D'«Amerika» à «Microsouft World», les Giboulées se font tempête, et ça fait du bien. Toute ressemblance...

Le mode est différent, le propos pas tellement, dans «Microsouft World» qui, au menu des Giboulées, clôt en même temps le festival «A(rt)ctivisme» au CCJF. L'écriture, collective mais cohérente, est signée Catherine Daele, Michaël Lambert, Olivier Rosman, Daniella Vidanovski, ainsi que le metteur en scène Alexandre Drouet et les interprètes Corentin Lobet et Deborah Rouach. Ces deux-ci habitent avec énergie ce world de science-fiction à peine exagéré, tant ses grands traits germent déjà dans le nôtre.

Zapping et pub tissent le jeu, humour et dérision, mais aussi lucidité, nourrissent un spectacle qui conjugue simplicité et intelligence, divertissement et réflexion, précision et fantaisie. C'est rare, c'est bon.

«Amerika», jusqu'au 31 mars aux Halles. Tél.: 02.218.21.07, Web www.halles.be; «Microsouft World», jusqu'au 1er avril au CCJF. Tél.: 02.538.90.20, Web www.ccjacquesfranck.be

Les Giboulées, jusqu'au 01/04 à Bruxelles. De 7 à 12 €. Infos: Web www.balsamine.be

© La Libre Belgique 2006 - Marie Baudet - Mis en ligne le 30/03/2006

18:04 Écrit par Booy Teddy | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook |

Commentaires

Des nouvelles du Bassiss Willy travaille actuellement sur un remake érotique du film "Tu vas rire mais je te quitte" qui s'appelera "Tu vas rire mais je te quette", l'histoire d'un homme qui a un micro pénis.

Écrit par : Rudy Trouvé | 30/03/2006

L'est pas assez musclé ! http://www.publi-informations.com/2006/Journal/p14_13_jpg_view.htm

Écrit par : Steven S. | 30/03/2006

critique C'est vré que c'est bé. Ca fé un peu "Brazil", pas que ça parle de football ou de Ronaldinho, mais que ça ressemble au film "Brazil", de Terry Ghilliam da. Vous savez, ouske c'est un film de science-fiction assez cynique qui imagine le monde futur. Bureaucratie, administration à l'excès, cruyauté da, enfin, i manquait DeNiro pour déboucher les cabinets (référence cinéphiliques pour les ceusses qui z'ont vu le film et la pièce da). C'est décidé, je postule à Le Monde, aux inrocks et au Times pour être journaliss culturel me. Ou à la DH pour faire le football

Écrit par : LORENZO | 30/03/2006

qu'est-ce ? j'ai été voir, j'ai rien compris

Écrit par : Bill G. | 30/03/2006

Dixit Didier Super "La musique c'est peut-être la seule branche artistique où il y a des mecs capables de voter à droite "

Écrit par : LORENZO | 30/03/2006

Je suis pour Le vote à droite des musiciens et bien sûr pour la peine de mort

Écrit par : Michel Sardou | 31/03/2006

attends mais attends Ou alors contre les africains. Bien que ceux-ci courent vite et soyent des gens festifs qui jouent bien du tam tam

Écrit par : Michel Leeb | 31/03/2006

mot d'excuse Désolé de ne pas pouvoir venir mais j'ai concert Pichnets

Écrit par : Bill Gates | 31/03/2006

commentaire après la victoire de Tom "c'est bien pour le cyclisme belge"

Écrit par : Eddy Merckx | 02/04/2006

Je quitte l'ORBEM Ceulemans viré, Ferrera débarque à Bruges (03/04/2006)


© Photonews

Décision brutale de la direction du Club

Écrit par : Emilio F. | 03/04/2006

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